Se déplacer

L

a politique des déplacements du Conseil général s’inscrit une démarche globale. Transports en commun, aménagement de routes ou d’aires de co-voiturage, valorisation des modes de déplacement doux et incitation à l’intermodalité sont intégrés dans une réflexion cohérente pour un aménagement  équilibrédu territoire. 

Des routes entretenues et sécurisées

A travers sa politique des déplacements, le Conseil général réaménage et sécurise au quotidien les routes départementales. Ces dernières années ont été marquées par la réalisation de grands travaux comme le Pont de Térénez ou le contournement Nord Ouest de Quimper. « Aujourd’hui, nous opérons plutôt des réaménagements que des créations d’axes routiers. Le département est déjà bien équipé en voies express et nous avons des routes en bon état », précise Chantal Simon-Guillou, première vice-présidente et présidente  de la commission territoires et environnement. 

Exemple récent : les travaux d’aménagements à l’intersection des RD 784 et RD 57, à Kerandoaré, sur la route Quimper-Audierne. « Nous avons sécurisé cette intersection, en réalisant un giratoire. Ca a été l’occasion de repositionner les deux arrêts de transports collectifs et scolaires, de sécuriser les dessertes et d’ajouter une aire de covoiturage », précise Murielle Parisot, responsable de l’agence technique départementale (ATD) de Douarnenez.

Par ailleurs, le Conseil général finance et peut même participer à une partie des travaux de voiries des communes. Quant aux travaux d’entretien des routes départementales, 5 ATD réparties sur le territoire interviennent dans tout le département. 

Des transports en commun pour désenclaver les territoires

Tarif à 2 euros*, transport à la demande, correspondance gratuite avec les réseaux urbains… Le Conseil général, à travers le réseau départemental de bus Penn-ar-Bed, mène une politique active pour désenclaver les territoires et favoriser les déplacementsde tous les Finistériens. Il propose un réseau de 48 lignes régulières et transporte plus de 22 000 élèves par jour sur les lignes scolaires. 13 lignes de transport à la demande (TAD) ont également vu le jour. 

Madame Bridou est une utilisatrice régulière de ce service. Veuve depuis deux ans, elle vit à Treguennec. Avec sa voiture sans permis, elle n’ose pas s’aventurer trop loin. Grâce à la ligne de TAD, elle peut se rendre chaque jeudi à Pont-L’abbé. « C’est l’occasion de rencontrer du monde. Beaucoup de personnes âgées, comme moi, n’ont personne pour les aider aux alentours. Je suis donc très satisfaite de ce service et j’espère qu’il va durer ! », s’enthousiasme-t-elle.

* Maximum par trajet en bus du réseau Penn-ar-Bed, sauf sur le trajet Quimper-Brest.

www.viaoo29.fr

Le succès du covoiturage finistérien

Depuis 2003, le Conseil général s’est engagé dans la promotion du co-voiturage. Son action se concentre sur l’aménagement d’aires et l’animation d’un site internet. En 10 ans, 32 aires de co-voiturage départementales ont vu le jour et 23 aires partenaires ont été aménagées par des communautés de communes. Quelques 1500 places sont disponibles en tout, réparties sur les principaux axes routiers. Le dernier comptage en 2013 indique un taux d’occupation de 74 % des aires et depuis 2005, 11 520 personnes se sont inscrites sur le site internet.

www.covoiturage-finistere.fr

Vélo : itinéraires sécurisés et intermodalité 

La valorisation des modes de déplacement doux comme le vélo est intégrée depuis 2002 dans les schémas départementaux sur le vélo du Conseil général. Dans ce cadre, de nombreuses actions ont été engagées en faveur de ce mode de transport écologique. « Pour l’aménagement de pistes et de bandes cyclables, de véloroutes ou de voies vertes, nous travaillons sur des logiques d’itinéraires. Nous veillons à les sécuriser, pour que tous les publics, et notamment les familles, puissent en profiter », explique Patrick Grulier, chargé de la mission vélo au Conseil  général. Ces travaux d’aménagement peuvent concerner le vélo loisir mais aussi le vélo utilitaire, pour les déplacements quotidiens.

Pour aller plus loin, le Conseil général incite les communes à aménager des pôles, combinant plusieurs modes de déplacements. Plusieurs projets ont déjà été subventionnés comme à Saint-Renan ou à Plabennec, où l’aménagement intègre un accèssécurisé et un abri pour les vélos, un parking de co-voiturage et une station decars. 

L’intermodalité s’applique aussi au vélo loisir. Depuis deux ans, des supports permettent de transporter jusqu’à 8 vélos sur les cars. 7 lignes ont proposé ce service cet été, et quelques 300 vélos ont voyagé avec leurs propriétaires sur le réseau Penn-ar-bed.