Un centre départemental d’action sociale (CDAS), comment ça marche ?

Les CDAS regroupent plus de 800 professionnels dans 28 lieux d’accueil sur le territoire finistérien. Ils ont les missions suivantes : l’accueil et l’orientation des personnes, la prévention pour l’enfant et la famille, l’insertion et la lutte contre l’exclusion, la mise en œuvre de l’allocation personnalisée autonomie et l’observation sociale. Près de 70 000 entretiens y sont réalisés chaque année. 

Le CDAS est la porte d’entrée pour toutes les politiques sociales du Conseil général. Des agents, exerçant différents métiers, et assurant différentes fonctions y travaillent : personnel administratif, assistantes sociales, éducateurs, infirmières, psychologues, sages-femmes, puéricultrices et médecins PMI, mais aussi des conseillers sur divers thématiques (enfance, insertion, personnes âgées et handicapées, économie sociale et familiale). 

Le CDAS a une mission d’accueil de tous les publics qui rencontrent des difficultés sociales. Cela peut aller d’une petite difficulté passagère, qui nécessite de recourir à des aides, à la volonté d’être accompagné dans la durée. 

Reportage au CDAS de Pont l’Abbé

En bord de rivière, sur le quai Saint-Laurent, le CDAS de Pont l’Abbé dispose d’une situation agréable. Il est installé dans les anciens ateliers le Minor, où les travailleurs médico-sociaux ont pris le relais  des brodeuses…

Marie-Annick Le Scaon, responsable de l’équipe du CDAS, est le chef d’orchestre de cette « petite entreprise ». Car ce centre d’action sociale de proximité regroupe une trentaine de professionnels. Parmi ces agents du Conseil général, une partie de l’équipe est dédiée à l’accueil et aux tâches administratives, notamment l’instruction des demandes d’aides. 

« Les professionnels sont susceptibles d’intervenir auprès des publics de leur naissance à leur grand âge. Si le CDAS est fréquenté pour les consultations de la PMI ou pour la constitution de dossiers APA, un nombre croissant de personnes connaissant une précarité économique (petits salaires, perte d’emploi, diminution des revenus liées à des ruptures familiales ou des problématiques de santé) viennent nous rencontrer. Le soutien aux familles dans le cadre de la protection  de l’enfance constitue également pour nous une mission incontournable », précise Mme Le Scaon. 

Agir en équipe et en réseau 

Les professionnels du CDAS sont amenés à recevoir les publics et à formuler en concertation avec eux les demandes d’aides financières ou d’accompagnements spécifiques. Ils transmettent leurs demandes à des commissions partenariales ou multi-professionnelles : « Nous soutenons par exemple régulièrement les activités de loisirs en famille lorsque les revenus sont insuffisants pour faire face à ces dépenses ». Le CDAS peut être amené à proposer d’autres types d’interventions, ayant pour objectif de permettre aux personnes de s’inscrire dans le tissu social du secteur et d’accéder à la culture ou aux loisirs. Des ateliers créatifs parents-enfants ont ainsi permis de montrer que des activités manuelles partagées peuvent rapprocher les familles. L’opération « mon quotidien malin » élaborée avec plusieurs partenaires a attiré du monde sur la thématique des économies au quotidien. Un groupe de parole pour les enfants confrontés à la problématique de l’alcool vient également d’être mis en place. Enfin, un atelier cuisine, en lien avec la banque alimentaire, existe sur le Haut Pays Bigouden.