Au cœur du Laboratoire routier et portuaire départemental

Le Laboratoire routier et portuaire de la Direction des Agences Techniques Départementales intervient en amont ou lors de la réalisation de travaux. Les essais ou contrôles sur les matériaux, menés aussi bien pour le compte du Conseil général que des entreprises, sont un gage de durabilité des ouvrages.

Plongée parmi les éprouvettes, tamis, cocottes et pénétromètre !

Nouvellement arrivée, Nadia Le Loch est la responsable de cette unité composée de cinq agents. Trois laborantins sont chargés de la réalisation des essais : Patrick L’Anthoën, Eïtel Doualla et Philippe Hélias. Ronan Raoul, lui, s’occupe, avec la responsable de l’unité, du programme d’entretien routier départemental, de la rédaction des pièces des marchés publics et de l’assistance technique.

La veille est primordiale explique Madame Le Loch : « Je vérifie régulièrement l’évolution des normes et des procédures d’essais. Nous en utilisons plus de 200 ».

Essais in-situ ou sur chantiers…

Ce jour-là, Philippe Hélias est sur le terrain. Il réalise principalement les essais in-situ (sur sites) sur la portance des sols, c’est à dire leur résistance aux charges avant la construction d’ouvrages comme des bâtiments ou des routes. « Sur une route, il y a parfois des ornières. On évalue sa déformation, au moment de l’application d’une charge », explique Madame Le Loch. « Pour les tranchées, une autre technique est utilisée, celle du pénétromètre (une tige s’enfonce dans le sol), pour vérifier le compactage du remblai, qui a servi à combler la tranchée ».

… Et en laboratoire

Patrick et Eïtel réalisent d’autres types d’essais au laboratoire sur les roches, les granulats et le béton. Eïtel est spécialisé sur les essais béton. Il analyse notamment la résistance d’éprouvettes (cylindres de béton normés) à différentes compressions et temps de séchage.
Patrick réalise aujourd’hui un essai sur la friabilité d’un sable, un des composants du béton utilisé pour des travaux sur une cale à l’île de Batz. Après l’avoir tamisé et gardé les grains compris entre 0,2 et 2 mm, il met ce sable dans une cocotte hermétique avec des billes de tungstène et de l’eau. Pendant 15 minutes, le mélange sera broyé pour mesurer sa friabilité et donc sa durabilité. 

Patrick L’Anthoën, laborantin métrologue

Patrick est un peu la mémoire vivante du Laboratoire départemental. Arrivé en 1978 au sein de la DDE*, avec un bac D en poche, sa spécialité d’alors c’est le béton. Il découvre de nouveaux matériaux et participe à la création de différents ouvrages et de routes.
Ce qui marque vraiment un tournant pour lui, c’est l’agrément Laboroute, reçu en 1997, une certification nationale de type Iso 9001 adaptée aux laboratoires.

Pour le maintenir, il faut respecter un niveau de qualité et de service. Il faut notamment vérifier régulièrement les instruments et que l’ensemble des laborantins soit formé régulièrement aux essais réalisés.

« L’agrément, ça a été un vrai plaisir ! Cela m’a permis de me spécialiser sur le travail de métrologue, qui consiste à vérifier tous les mois la soixantaine d’instruments du labo. Cette démarche qualité, de bien faire, ça me plait. Tout comme la grande variété des essais. » Le laborantin apprécie également le contact humain et les rencontres sur le terrain, qui rendent son travail vivant.

* Direction départementale de l’Équipement

  

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Je vérifie régulièrement l’évolution des normes et des procédures 

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Patrick L'Anthoen