Les batteries des Abers

Valorisation du patrimoine architectural de défense

L-decouve Finistère conserve les vestiges de nombreuses fortifications littorales qui témoignent du rôle important de notre région et de ses côtes lors des conflits du XVIIe siècle jusqu’au XXe siècle. Un patrimoine qui fait parfois l’objet de restauration et de mise en valeur, à l’instar des batteries de côtes de l’Aber Ildut à Lanildut et de Toul Logot à Plougonvelin.

Les batteries de défense de côtes constituent un petit patrimoine militaire souvent méconnu, mais pourtant très présent sur notre littoral. Ces batteries trouvent leur origine dans la « seconde guerre de Cent ans » (1688-1815), au cours de laquelle la France est en conflit contre l’Angleterre. C’est la venue de Vauban, en 1683, qui sera le point de départ d’une véritable stratégie de défense pour la flotte du Ponant et de l’arsenal. 

Deux de ces  « batteries  Vauban », propriétés du Conseil général, ont fait l’objet d’une restauration et d’une mise en valeur.

La batterie de l’Aber-Ildut 

« Cette batterie s’inscrivait dans le dispositif  de défense des approches du port de Brest, commente Jean-Yves Besselièvre. Elle assurait la défense de l’aber, profonde ria pénétrant dans les terres et abritant le port de Lanildut. Si l’accès de l’aber est difficile par les courants, les roches et les bancs de sable, il pouvait constituer un point de débarquement pour une petite troupe. La mise en défense de l’aber et du port de Lanildut offrait également un refuge aux navires en période de conflit. »

La batterie de Toul-Logot

« Le trou de souris » tel est le nom de ce lieu en breton… Implantée sur le territoire de la commune de Plougonvelin, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Brest, la batterie de Toul-Logot faisait également partie du système défensif des abords la rade de Brest conçu par Vauban.