Trois questions à… Nathalie Sarrabezolles

Nathalie SARRABEZOLLES

Vice-présidente du Conseil général du Finistère en charge des solidarités

Comment le Conseil général du Finistère s’engage-t-il dans la solidarité avec les Finistériens ?

L’une des spécificités de notre politique sociale, c’est de ne pas l’envisager par catégories de population. Nos missions de solidarité sont destinées à tous les Finistériens, de la naissance jusqu’à la fin de la vie. Les personnes peuvent toutes éprouver des difficultés dans leur vie quotidienne, passagères ou non. C’est à ce moment que nous intervenons pour les aider. Des schémas sont écrits pour anticiper et construire des réponses partenariales aux attentes des usagers.

Le Conseil général verse les allocations individuelles de solidarité (APA, PCH, RSA), mais les politiques de solidarité ne se limitent pas au versement d’une prestation financière. Par exemple, si nous accompagnons une personne allocataire du RSA dans sa démarche d’insertion, nous recherchons aussi quels sont les freins qui rendent difficile l’accès à l’emploi. Cela peut concerner le logement, la mobilité, la santé… Cet accompagnement se construit bien entendu avec la personne et en fonction d’elle.

Votre mission de solidarité s’exerce-t-elle au-delà des champs de l’action sociale? 

Oui, bien sûr. Nos politiques de solidarité accompagnent et soutiennent les Finistériens dans leur vie quotidienne. Ce sont par exemple nos actions en faveur du développement des pratiques culturelles, sportives, ou de la langue bretonne. Elles contribuent à créer du lien social et donc de la solidarité. Pour recréer du lien social, pour lutter contre l’isolement des personnes âgées ou handicapées par exemple, la question de la mobilité aussi est importante. La construction d’un tissu de solidarité local, d’un environnement propice, contribue à la prévention des situations difficiles. Pour qu’il soit effectif sur tout le Finistère, le Conseil général propose des contrats de territoire à ses partenaires, prévoyant des réponses adaptées aux caractéristiques des bassins de vie afin d’organiser les meilleurs services au public. 

Quels sont les relais de cette politique de solidarité ?

Pour accompagner les Finistériens, les centres départementaux d’action sociale (CDAS) sont le premier niveau de contact et de travail social. Les travailleurs sociaux, au plus près des bassins de vie, sont les premiers interlocuteurs des Finistériens. Ils apportent des réponses adaptées aux demandes, que ce soit pour un renseignement, un accompagnement ou une aide financière. Nous voulons également, à travers ce point d’entrée unique, éviter que les personnes passent d’un service à un autre. Les CDAS permettent de simplifier les démarches d’accès aux droits et aux services.