AMÉNAGER LE TERRITOIRE ET PROTÉGER L’ENVIRONNEMENT

La proximité est un élément fort des politiques du Conseil général. Les contrats de territoire sont l’un de ses outils, permettant le rééquilibrage des différents territoires, en prenant en compte leurs caractéristiques et leurs besoins. Autre engagement fort vis-à-vis des Finistériens :
la préservation de leur environnement et de leur cadre de vie, notamment à travers le nouveau schéma départemental des espaces naturels sensibles.

Les contrats de territoire au service de la solidarité territoriale

Pour apporter une réponse adaptée aux besoins de chaque territoire, le Conseil général a mis en place en 2008, un nouvel outil : le contrat de territoire.

22 contrats de territoire ont ainsi été adoptés avec les communautés de communes finistériennes, pour 6 ans. Ils ont tous été revus fin 2014, pour être renouvelés en janvier 2015 lors de la séance budgétaire. Pour plus de clarté, leurs durées d’exécution ont été alignées sur les mandats municipaux et communautaires (communauté de communes). C’est aujourd’hui l’outil privilégié du Conseil général pour soutenir les projets des collectivités locales et des acteurs des territoires.

Répondre aux besoins de chaque territoire

Ces contrats passés entre deux collectivités permettent de définir ensemble, quels équipements ou aménagements sont nécessaires à chaque territoire. L’idée étant de prendre en compte les caractéristiques des populations qui y vivent et leurs besoins, pour mieux vivre ensemble. Ces contrats permettent d’avoir une vision transversale d’un territoire. Ils peuvent englober le financement d’équipements sportifs ou culturels, d’un lieu d’accueil de la petite enfance, d’un EHPAD, mais aussi la participation à un projet de redynamisation d’un centre-bourg, avec la construction de logements sociaux, ou encore des travaux de voirie. Grâce aux contrats de territoire, les politiques du logement, des déplacements, culturelle ou encore sociale sont intégrées dans un projet global de développement d’une intercommunalité.

Deux nouveaux outils au service des territoires : FIA et le CAUE

Pour aider à la réalisation de projets de construction ou d’aménagement du territoire, deux outils ont été mis en place en 2014 par le Conseil général : Finistère Ingénierie Assistance (FIA) et le Conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) du Finistère.

FIA s’adresse aux collectivités finistériennes qui souffrent d’un manque d’ingénierie en amont de leurs projets. Né en mars dernier, cet outil est financé par le Conseil général et les cotisations des collectivités adhérentes. Il met à disposition des compétences techniques et juridiques pour aider les collectivités à définir leurs projets en amont, comme des travaux de voirie ou la construction d’équipements. FIA deviendra pleinement opérationnel au premier trimestre 2015.

Le CAUE est quant à lui un service de conseil en architecture, urbanisme et environnement. Financé par la taxe d’aménagement, cette association s’adresse aux collectivités et aux particuliers. Communes et communautés de communes pourront utiliser ce service, pour des projets d’urbanisme ou d’aménagement. Les particuliers peuvent demander conseil au CAUE, avant d’entamer un projet de construction ou de rénovation.

Un schéma départemental pour les espaces naturels et la biodiversité

Un travail de deux ans s’achève, laissant place au tout nouveau schéma départemental des espaces naturels sensibles et de la biodiversité (SDENS). Adopté en séance plénière en janvier 2015, il définit les axes d’interventions du Conseil général et de ses partenaires pour les dix ans à venir.

Ce travail a donné naissance à trois documents accessibles à tous : un historique de l’action départementale en faveur des espaces naturels, un état des lieux et un diagnostic des actions menées depuis 40 ans, et un plan d’actions opérationnel répondant aux enjeux et objectifs du schéma. Ce plan d’action englobe aussi bien le patrimoine naturel remarquable, les paysages et la nature ordinaire, l’aménagement et la gestion des espaces naturels, la communication et la valorisation de l’action départementale que la gouvernance.

Deux axes forts apparaissent comme fil vert du schéma : la poursuite de la politique d’acquisition foncière d’espaces naturels et leur ouverture au public.

Des missions pour tous

La majorité des jeunes qui se présentent sont des filles. Elles viennent pour des consultations de dépistage d’IST*, des entretiens pré-IVG ou encore des suivis gynécologiques. Mais la demande la plus fréquente concerne l’information et la prescription de moyens de contraception (pilule, implant contraceptif, anneau vaginal, stérilet…) « On constate que le premier rapport a souvent déjà eu lieu quand elles viennent nous voir. Et souvent, il s’est déroulé sans contraception. Ce n’est pas du tout un automatisme pour cette génération, contrairement à celles des années sida. Le préservatif est beaucoup moins systématique et la grossesse effraie peu. Un jeune sur trois ne se protège pas lors du premier rapport, » constate Fanny Fur. 

Le médecin peut, selon les cas, proposer un test de grossesse, délivrer une pilule du lendemain ou débuter une contraception. Mais aussi proposer un suivi anonyme, confidentiel et gratuit, en particulier pour les mineures qui n’ont pas besoin de l’accord des parents dans ce cadre. 

Autre mission, assurée principalement par Marie-Claude Korfer, infirmière et conseillère conjugale : le conseil conjugal ou familial. Les consultations peuvent se faire en couple, mineur ou non. Mais face à des situations conjugales compliquées, la femme vient souvent seule. « Le but n’est pas toujours de reformer le couple. On peut simplement aider à la séparation, avec toujours le souhait de préserver les enfants. La notion de couple parental persiste malgré la séparation. Ils doivent continuer à communiquer dans l’intérêt de l’enfant ».

Prévenir et rassurer les jeunes

La prévention est une part importante de la mission de ces agents du Conseil général. Le duo médecin – conseillère intervient ainsi dans les classes de collège ou de lycée, en proposant des informations collectives sur la vie affective et sexuelle. « L’objectif est de se faire connaître par les jeunes. Après, ils viennent surtout par bouche à oreille. Et souvent en groupe, la première fois », précise Marie-Claude. Les infirmières scolaires sont également l’un de leurs meilleurs relais pour faire venir les jeunes. 

L’équipe intervient aussi à la demande pour faire de la prévention, auprès de l’AFPA ou de la mission locale par exemple. Et des groupes viennent régulièrement dans leurs locaux pour une présentation des actions. La visite des lieux rend le centre plus accessible, permet de les démystifier. « Notre but, c’est de rassurer les jeunes pour qu’ils viennent facilement. On ne porte pas de jugement, on ne fait pas de critique. On est vraiment là pour les aider à avoir une vie sexuelle épanouie et sécurisée. Mais aussi pour expliquer, faire de la prévention. On prend le temps. Il faut être très délicats pour leur faire comprendre qu’ils doivent être vigilants pour leur sécurité », concluent Fanny et Marie-Claude.

* IVG : interruption volontaire de grossesse

* IST : infections sexuellement transmissibles