LA CULTURE ET LE SPORT POUR TOUS

Le Conseil général consacre toujours des moyens importants, à hauteur de 27,3 M d’euros  pour permettre au plus grand nombre de Finistériens, de pratiquer et de bénéficier d’une offre culturelle et sportive de qualité, sur l’ensemble du département. La langue bretonne, avec plus de 2 millions d’euros, est soutenue fortement.

Un schéma pour soutenir la langue bretonne

3 questions à Fañch Broudic Président du Comité d’évaluation de la politique de promotion de la langue bretonne

De janvier à octobre 2014, Fañch Broudic, journaliste et chercheur, a conduit l’évaluation de la politique du Conseil général pour la promotion du breton. Il nous livre ici un bilan de cette évaluation, basée sur l’analyse des dix dernières années de l’action départementale.

Pourquoi est-il important de promouvoir la langue bretonne dans le Finistère ?

Le Finistère est le seul département entièrement situé en zone bretonnante, autrement dit en Basse-Bretagne. L’enjeu de la langue bretonne revêt donc ici une importance toute particulière. La promotion du breton n’est pourtant pas une compétence obligatoire du Conseil général, mais dans le Finistère il est le fait d’une politique volontariste de sa part depuis les années 80, et cela se comprend.

Autour de quels axes avez-vous organisé cette évaluation ?

Il est important de préciser tout d’abord que le Comité d’évaluation a réuni des représentants du Conseil général (élus, services) et des partenaires représentant les associations et structures qui ont bénéficié des aides du département. Cela a permis de confronter les choix et les décisions institutionnelles au vécu des acteurs sur le terrain. Nous avons porté notre attention sur quatre actions principales : le bilinguisme précoce, l’initiation au breton en primaire, l’enseignement bilingue et l’opération « quêteurs de mémoire ».

Quelles sont vos principales préconisations pour l’avenir ?

Le Conseil général souhaite favoriser l’accès du plus grand nombre à la langue bretonne à partir des deux objectifs qu’il a définis : renforcer son enseignement et soutenir la pratique sociale de la langue. Mais pour une meilleure lisibilité de son action, il devrait songer à l’élaboration d’un schéma départemental pluriannuel. Un tel schéma permettrait également aux structures qu’il soutient d’avoir de la visibilité à moyen terme. Au total, le Comité d’évaluation a formulé pas moins de 24 préconisations pour dynamiser l’action du département du Finistère en faveur de la langue bretonne. Diverses initiatives pourront être prises, par exemple, pour consolider l’initiation au breton en primaire ou contribuer au renforcement de l’enseignement bilingue.

Un grand Musée des phares

Le Conseil général du Finistère se singularise par une politique patrimoniale ambitieuse. Le futur musée national des phares est l’un de ses projets emblématiques.

Patrimoine caractéristique de la pointe bretonne, les phares, et notamment les ouvrages en mer du Finistère, font l’objet d’une attention particulière depuis le Grenelle de la mer de 2009. À cette occasion, le projet d’un musée des phares a été lancé.

En tant que dépositaire des collections et occupant du phare du Créac’h à Ouessant, le Conseil général a rédigé un projet scientifique et culturel pour ce futur musée. De nombreux partenaires se sont ensuite mobilisés pour porter ce projet. Pour l’animer, un groupement d’Intérêt Public (GIP) associant l’État, Brest Métropole Océane, l’Agence des aires marines protégées, le Parc naturel marin d’Iroise, le Parc naturel régional d’Armorique, la commune d’Ouessant et le Conseil général verra le jour en 2015.

Le projet se déploiera dans l’actuel Musée des phares et balises d’Ouessant et sur le port de commerce de Brest. Il a pour ambition de devenir l’institution nationale de référence pour la connaissance et la transmission de l’histoire et du patrimoine des phares.   

culture bretonne

le breton en chiffres

7 700 élèves sont concernés par l’initiation, soit 13,6 % des élèves des écoles publiques maternelles et primaires.

7 400 élèves sont  scolarisés dans les trois filières bilingues (public, privé, Diwan) dont 80 % en maternelle et en primaire.

Depuis les années 50, le nombre de locuteurs de breton a baissé de 85 %.

Aujourd’hui, 9 % des Finistériens disent parler le breton couramment (d’après le nouveau sondage CSA/Conseil général du Finistère réalisé par téléphone du 29 septembre au 3 octobre 2014).