Un robot de traite mobile, expérimental à Trévarez

logée dans des bâtiments acquis par le Conseil général en 1968, la station expérimentale de Trévarez sert de laboratoire de recherche appliquée à la Chambre d’agriculture de Bretagne. Focus sur l’une de ses dernières expérimentations : le robot de traite mobile.

Docilement, la vache passe le portique métallique, avant de se positionner dans la remorque. Le robot de traite mobile se met alors en marche et scanne ses mamelles. Après quelques secondes, un gobelet se fixe sur chacune d’entre elles et effectue la traite quotidienne de l’une des 55 vaches élevées en agriculture biologique de la station expérimentale de Trévarez. « L’objectif de ces stations est de donner à tous les agriculteurs des références et de prendre des risques pour eux », explique Alain Hindré, président du Pôle herbivore de la Chambre d’agriculture de Bretagne, dont dépend Trévarez. « C’est pour cela que Trévarez teste trois systèmes de production différents. »

Le robot de traite mobile est l’une des expérimentations en cours. Son objectif : associer la traite robotisée au pâturage. Si les robots de traite existent déjà en France, ils ne sont pas encore mobiles. L’innovation a donc consisté à adapter un châssis industriel de remorque pour installer le robot au champ !

Une première année aux résultats encourageants

2014 est la première année d’expérimentation. Et Pascal Le Cœur, responsable  de la station, est plutôt satisfait des premières observations. L’année climatique a été facile. Les vaches ont donc pu pâturer de mai à octobre. Trois fois plus que la quantité moyenne de pâturage d’un élevage robotisé. Ainsi, le coût de l’alimentation est en baisse par rapport à un troupeau resté toute l’année à l’étable. « Si ces résultats sont encourageants, il faudra attendre au moins 5 ans pour en tirer des conclusions, modère Alain Hindré. Ils ne prennent pas en compte le coût d’investissement de la machine : le double d’une salle de traite classique. Il faut aussi savoir que les vaches des élevages biologiques sont généralement moins productives que celles d’un élevage intensif (6500 litres par an contre 9000), aussi expérimenté à  Trévarez. ».