Géraldine Stéphan, assistante sociale

Centre départemental d’action sociale d’Audierne

On rencontre Géraldine Stéphan, un matin, au Centre départemental d’action sociale d’Audierne. Vue sur la mer et pieds dans l’eau. Mais elle prévient : « J’interviens beaucoup un milieu rural, dans des villages isolés. » Assistante sociale, la jeune femme parle de son métier avec enthousiasme. Avec son cœur.

Avant elle, nous avions rencontré d’autres travailleurs sociaux. Nous retrouvons la même vocation et les mêmes motivations : être à l’écoute, accompagner des projets de vie et avoir la satisfaction de voir des usagers sortir de l’impasse. « C’est un métier de communication. Je parle beaucoup avec les gens. Je remplis aussi de nombreux dossiers. Pas une journée ne se ressemble, c’est la richesse de ce métier. » Quelques jours plus tard, dans la voiture blanche marquée aux couleurs du Conseil départemental, nous accompagnons Géraldine chez un bénéficiaire des aides sociales, dans un village entre Audierne et Douarnenez. Des kilomètres, elle en avale des dizaines toutes les semaines : « Selon les profils, l’autonomie des personnes, je reçois au bureau ou interviens à domicile. » Elle est attendue. Les tasses sont posées sur la toile cirée. L’homme est en situation de grande précarité, isolé. Géraldine lui parle. Il l’écoute. Elle fait un point sur le « dossier » et rappelle les dispositifs d’aide mis en place depuis leurs dernières rencontres. Quarante cinq minutes plus tard, réglée comme du papier à musique, sans avoir à poser les yeux sur sa montre, elle annonce son départ. Rendez-vous est pris dans un mois, pour « faire le point ». Il ajoute : « Et boire le jus ». « Des liens se créent. Je représente la collectivité mais je reste celle qui les écoute et défait les noeuds. » Privilège de la situation : la reconnaissance. « Vous repartirez bien avec des oeufs ? ».