Aide aux aidants

Le droit au répit pour les aidants, une nécessité

Etre aidant auprès de personnes âgées, malades ou handicapées demande du temps et beaucoup d’implication. Une reconnaissance de ce droit au répit est possible depuis 2016 pour permettre de souffler.

En France, 8,3 millions de personnes accompagnent au quotidien un proche en situation de maladie ou de handicap. C’est ce que l’on appelle être aidant. Un rôle souvent difficile à tenir car il demande du temps, de la patience et a souvent un impact sur la vie de famille. Il peut en avoir aussi sur la santé.

Depuis 2008 c’est le quotidien d’Annick Guyomarch qui vit avec son mari à Plourin-lès-Morlaix. Cette année-là, elle a décidé d’accueillir sa maman à domicile. «  Pendant quatre ans, elle est restée en maison de retraite, mais cela se passait très mal. Elle ne se nourrissait pas, était agressive et se laissait mourir. Je ne pouvais pas la laisser dans cet état. Je l’ai donc faite venir à la maison. Elle y a retrouvé le goût de manger », confie la retraitée.

Totalement dépendante, la vieille dame demande une surveillance de tous les instants. Grâce à l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), elle a pu acquérir un lit médicalisé, un fauteuil et un lève-malade. Un infirmier de Plourin-lès-Morlaix et une aide-ménagère de l’ADMR de Pleyber-Christ, interviennent aussi plusieurs fois par jour au domicile pour le lever, le coucher, la sieste de l’après-midi, la toilette…« Les heures ont augmenté au fil des années car son état s’est dégradé. Le dossier est révisé tous les deux ans », précise Annick Guyomarch.

« Nous avons créé une vraie relation de confiance avec ces professionnels. Leur aide est essentielle car elle nous permet d’être libre quelques heures par jour pour nous occuper de nous, de nos petits-enfants, de notre famille… Avec le temps, les choses se sont vraiment améliorées », poursuit-elle.

Une aide au répit depuis la loi du 28 décembre 2015

Annick s’est habituée à ce rythme particulier. Elle a tout de même apprécié que la loi d’adaptation du vieillissement (AVS) du 28 décembre 2015 participe au soutien des aidants en instaurant notamment une aide au répit de l’aidant principal, se traduisant par le financement de mesures supplémentaires au profit de la personne aidée.

« Ma mère peut bénéficier de 500 € pour 28 heures par an afin d’employer quelqu’un, notamment la nuit. Notre fille s’est proposée pour venir s’occuper de sa grand-mère pendant que nous prenions quelques jours de repos. Elle a obtenu l’accord de son employeur. Elle est venue quatre nuits et nous avons pu la payer en chèque emploi service », souligne Annick Guyomarch. « C’est une avancée qui nous permet de prendre du repos », se réjouit-elle. Annick et son mari en ont profité pour partir quatre jours à Lisbonne, une vraie bouffée d’air.

La même loi prévoit aussi une aide en cas d’hospitalisation de l’aidant principal pour assurer la continuité d’accompagnement de la personne aidée sur cette période. Fort heureusement pour Annick, cette aide, elle n’en pas eu encore besoin. Ce qu’elle sait en revanche, c’est qu’elle n’aurait pas pu tenir ce rôle sans l’appui de son mari. « Seule, ce serait vraiment impossible », conclut-elle.

+ d’infos sur www.finistere.fr rubrique personnes âgées/APA

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En France, 8,3 millions de personnes accompagnent au quotidien un proche en situation de maladie ou de handicap.

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Assistan.e familial.e, bien plus qu’un métier

Le métier : L’assistant familial est un professionnel rémunéré qui accueille de façon permanente des mineurs et des jeunes majeurs à son domicile. Son activité s’insère dans un dispositif médico-social. Un agrément délivré préalablement par la direction de la protection maternelle et infantile (DPMI) du Conseil départemental est nécessaire.

L’employeur : le Conseil départemental.

Le statut : Agent contractuel de droit public des collectivités.

Qui peut y prétendre : Toute personne qui aime travailler avec des enfants et qui a envie d’intégrer une équipe de professionnels qualifiés dans les domaines du social, de l’éducatif et du médico-social.

La formation : à l’embauche, une formation de 60 heures est dispensée suivie d’une formation de 240 heures qui peut aboutir à un Diplôme d’Etat. Ce dernier n’est pas obligatoire.