Investir pour rendre les collèges attractifs

A travers son schéma pluriannuel des collèges (2012-2017), le Conseil départemental planifie les travaux à réaliser. Les opérations représentent un investissement de 168 millions d’euros. Deux axes sont privilégiés : l’amélioration et la modernisation des locaux, ainsi que l’accessibilité et l’intégration dans l’environnement social et urbain. Illustrations.

Un CDI ouvert sur la cour et les échanges pluridisciplinaires

Au collège Louis Hémon à Pleyben, les salles dédiées à la vie scolaire sont au rez-de-chaussée, face à la cour. Une grande baie vitrée rend perméables espaces intérieurs et extérieurs, tout en fluidifiant les échanges, pour le plus grand plaisir des élèves et des personnels.
Quand on entre dans la cour du collège Louis Hémon, le regard s’attarde immédiatement sur la grande baie vitrée qui la borde. Derrière, s’activent des élèves. Un petit groupe s’est réparti dans le CDI pour effectuer une « recherche métier ». Une classe s’apprête à suivre un cours dans la salle multimédia, tandis qu’une autre se réunit dans le foyer, sous l’œil bienveillant d’un assistant d’éducation. « Ce qui est bien ici, c’est que les espaces sont perméables. Si un enseignant est dans la salle multimédia et que les élèves ont besoin d’un assistant d’éducation pour intervenir ou de ressources pour travailler, les salles sont contiguës », explique Stéphanie Poulmarc’h, professeur documentaliste au CDI. « Cela nous permet de travailler en harmonie entre les  différentes salles de la vie scolaire, le foyer, la salle multimédia et le CDI », complète Mickaël Morvan, conseiller principal d’éducation.

Des espaces de vie appréciés des élèves

En septembre 2015, tous les espaces dédiés à la vie en dehors des cours ont été refaits et réunis au rez-de-chaussée. Et les élèves semblent apprécier ces salles colorées et lumineuses. L’heure de la récréation sonne. Mateo, en 6e « préfère rester au CDI qu’aller jouer sous la pluie… » Sur le temps de midi, les ordinateurs peuvent être réservés 20 minutes pour un usage privé sous la surveillance de la documentaliste. Des ouvrages variés sont régulièrement achetés pour s’adapter aux goûts des élèves et les inciter à la lecture.

Coraline, également en 6e, détaille ses préférences pour les différents espaces : « J’aime bien faire mes devoirs en perm’, mais au CDI on peut venir se détendre, lire un livre. Et au foyer, on peut faire des jeux tranquillement, jouer au babyfoot, mais sans parler trop fort. » Comme Cynthia, elle apprécie la vie au collège : « On se plaît beaucoup ici et on participe à pleins de projets. Par exemple, on a fait une boîte à qualités, où l’on dit ce que l’on trouve sympathique chez une personne ! ».

L’internat, un bel outil pour travailler et créer des liens

Dans l’aile rénovée du collège Jules Ferry de Quimperlé, une dizaine de chambres accueillent les élèves de l’internat. Reportage.

« Océane et Nassim, arrivés en 6e à l’internat, étaient contents cette année : ils ont intégré la chambre 5 ! explique Jeannick Le Ny, conseillère principale d’éducation, en faisant visiter les lieux, avec d’un côté le couloir des filles et de l’autre, celui des garçons. C’est symbolique, mais les plus petits arrivent en chambre 1 près du surveillant. Au fur et à mesure des années, ils gagnent en autonomie. Quand ils arrivent en chambre 5, ils sont près de la sortie. » à l’internat, le profil des élèves varie. Certains comme Nassim et Océane, ont intégré le dispositif internat d’excellence, qui leur permet d’étudier dans un cadre structurant. « Quand on a des difficultés à se concentrer, on a un lieu pour travailler et réviser », explique Océane. « On est entre copains, ça permet de partager un moment ensemble. On est très bien entourés, par les surveillants et les professeurs. C’est propice pour travailler », ajoute Nassim. Ce cadre lui a permis de commencer la flûte traversière, qu’il pratique depuis quatre ans au conservatoire de Quimperlé. Son expérience a même donné une idée au principal : créer le projet « Art et cours », pour faciliter aux élèves de l’internat le suivi d’un parcours au conservatoire. Sept élèves intègrent ce cursus à la rentrée 2017, faisant passer les effectifs de l’internat à une vingtaine d’élèves.

Une sectorisation basée sur les évolutions démographiques

Depuis 2006 (acte II de la loi sur la décentralisation), le Conseil départemental a la compétence de la carte scolaire des collèges. C’est à dire qu’il gère l’accueil des collégiens et définit leur répartition par secteur. Les 61 collèges publics du Finistère correspondent à autant de secteurs. L’observatoire de la vie collégienne, créé à cette époque, est chargé d’anticiper les besoins en calculant les effectifs à venir. Ainsi le collège des Monts d’Arrée de Plounéour-Menez est réorganisé en un seul site pour mieux accueillir la croissance des effectifs. A Saint-Renan, un collège neuf sera construit sur un nouveau site, en remplacement du collège actuel. 

nouvelle déléguée à la vie collégienne

Comment le Conseil départemental du finistère favorise-t-il l’épanouissement des collégiens ?

Les jeunes Finistérien.ne.s passent quatre années essentielles dans les collèges. Nous sommes particulièrement attentifs à la qualité de vie au sein des collèges publics finistériens. Nous nous attachons à concevoir de véritables lieux de vie. Cela concerne la restauration, les cartableries, les salles de cours, les espaces sportifs, l’infirmerie… Nous soutenons également les actions éducatives pour la réussite scolaire, notamment sur la question du décrochage, des usages numériques, de l’égalité fille-garçon, de la lutte contre les discriminations… ce sont des enjeux essentiels à traiter pour favoriser la réussite de tou.te.s. La vie collégienne reste pour nous une priorité et nous avons la volonté de continuer à être des partenaires éducatifs dans la construction du parcours scolaire et de vie des collégien.ne.s.

Martine Gourvès agent d’accueil

Martine Gourvès est agent d’accueil au collège de Mescoat à Landerneau, un emploi qu’elle aime pour la diversité des tâches qu’elle gère. Des générations d’élèves, Martine Gourvès en a vu passer. Pensez donc ! Depuis trente-sept ans,  elle travaille au sein du collège de Mescoat à Landerneau, d’abord comme agent d’entretien puis comme agent d’accueil. « J’aime ce travail car il est extrêmement varié. Il n’y a pas une seule journée qui se ressemble », confie l’agent employée par le Conseil départemental. Et sa journée commence tôt, avant même la rentrée des élèves, dès 6h30 le matin, pour parfois se terminer tard quand il y a des réunions : « J’occupe un logement de fonction. Je suis donc chargée d’ouvrir et de fermer les portes de l’établissement. On pourrait m’imaginer assise derrière mon standard toute la journée mais ce n’est pas le cas. J’ai une oreillette qui me permet de répondre au téléphone tout en faisant d’autres tâches, telles que la distribution du courrier, la gestion des produits d’entretien, la mise à jour des infos sur les écrans multimédia, la gestion des absences des élèves en lien avec la vie scolaire…», précise-t-elle. Mais ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est le contact avec les élèves : « Quand ils ont besoin de parler, ils viennent parfois me voir. Je suis attentive à leurs besoins. Il y a une vraie relation de confiance qui s’est établie entre eux et moi ».

Soutien du Département pour financer les gymnases communaux

Dans le schéma départemental des collèges (2012-2017), 6,5 millions du budget prévisionnel sont destinés à aider les collectivités à (re)construire ou rénover les gymnases fortement utilisés par les collégiens. Six équipements sont ciblés : le gymnase Henri le Moal de Plozévet (travaux terminés), le gymnase de Kerjouanneau à Quimperlé (travaux en cours), le gymnase Kroas Saliou à Plouzané (travaux en cours), le gymnase voisin du collège Roz-Avel à Guerlesquin (projet), le gymnase voisin du collège Germain Pensivy à Rosporden (projet) et le gymnase du Coum à Ploudalmézeau (projet). Un accompagnement financier du projet communal de construction d’une nouvelle salle de sports à proximité du futur collège de Saint-Renan est également prévu.

Pour sa participation aux travaux, le Conseil départemental analyse les besoins du collège en termes de pourcentage d’utilisation du gymnase. En fonction de celui-ci, il intervient dans le financement du projet communal.