Réduire la facture énergétique

Le SDIME

Le SDIME, un nouvel outil de lutte contre la précarité énergétique.
Le Service départemental d’intervention pour la maitrise de l’énergie (SDIME) est un nouvel outil qui sera lancé en janvier 2018. Présentation.

Développé au sein du service habitat du Conseil départemental qui va piloter le dispositif, le SDIME s’adressera aux Finistérien.ne.s qui rencontrent des problèmes énergétiques dans leur logement. 50 000 foyers finistériens y sont potentiellement exposés. Cela concerne en particulier l’habitat ancien, l’habitat pavillonnaire et les logements mal isolés.

Les visites eau-énergie réalisées par l’une des quatre agences locales de l’énergie (ALE) du Finistère seront intégrées dans ce nouveau dispositif. En effet, le SDIME est avant tout une mise en réseau d’outils et de partenaires déjà existants. Les moyens mobilisés seront le développement d’actions et notamment l’augmentation des visites eau-énergie. Aujourd’hui, une centaine de ces visites sont réalisées par an par un professionnel d’une agence locale de l’énergie. L’objectif du SDIME est de passer à 300 puis à 600 visites par an.

Il s’appuiera sur un réseau de prescripteurs associés au dispositif : ADIL, CCAS, centre local d’information et de coordination gérontologique (CLIC), bailleurs sociaux, points d’information multiservices (PIMMS), centres départementaux d’action sociale (CDAS)…  Le chaînage sera à construire, avec l’objectif de faire du repérage et des diagnostics pour identifier les logements dans lesquels il est possible de faire baisser la précarité énergétique. Les visites eau-énergie resteront l’outil principal de ce service et auront pour objectif de proposer des solutions aux Finistérien.ne.s. en situation de précarité énergétique.

La visite eau-énergie

La visite eau-énergie est destinée aux ménages éligibles au Fonds de solidarité (FSL), qu’ils soient locataires ou propriétaires occupants.

Elle concerne les logements dans lesquels les charges d’énergie et/ou d’eau sont inadaptées au regard de la taille du logement ou de la composition familiale, et où il est difficile d’atteindre une température de confort en hiver. La demande est à faire auprès d’un CDAS ou d’un autre prescripteur associé au dispositif du SDIME.

Cette visite, gratuite, a pour but d’aider les ménages à maîtriser leurs consommations et dépenses d’eau et d’énergie. Elle identifie les actions possibles pour améliorer la situation, qu’il s’agisse des équipements, du bâti ou des habitudes de consommation. Elle peut ensuite donner lieu à des préconisations ou à des aides financières pour des travaux ou des équipements.

Santec, une résidence accessible aux personnes à mobilité réduite

À Santec, le bailleur social « Le Logis breton » a conçu une résidence composée de six maisons et quatre logements collectifs dont la plupart sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Bernard Charlou et sa compagne Jeannine Joncour ont été les premiers à intégrer la Résidence Enez Glaz à Santec en novembre 2016, un projet original de logements accessibles aux personnes à mobilité réduite. Initiée par la commune de Santec et confiée au bailleur social « Le Logis Breton », la résidence a été réalisée en plein cœur de la commune, près de la mairie, des commerces, du foyer des anciens, du boulodrome. Il se compose de deux parties, un petit immeuble de deux niveaux avec quatre logements et un ensemble de six maisons à basse consommation d’énergie, construites de plain-pied avec une terrasse et des équipements permettant à des personnes à mobilité réduites, voire en fauteuil, d’y vivre.  Ces maisons sont isolées de la rue par des aménagements tels que des espaces verts et des murets. Ils donnent à l’ensemble un effet village.

« Auparavant, nous habitions une maison au Dossen avec un étage. Mais mon handicap ne me permettait plus d’y rester. Ce projet de résidence a été une véritable aubaine pour nous comme pour les autres résidents dont la moyenne d’âge tourne autour de 80 ans. C’est une alternative à la maison de retraite », se réjouit le dynamique retraité qui sert d’intermédiaire entre les locataires et le bailleur social. « Comme nous sommes peu nombreux, nous nous connaissons tous. Cela favorise l’entraide entre nous et permet de rompre la solitude de certains. C’est vraiment très appréciable », conclut sa compagne.

+ d’infos sur www.lelogisbreton.com/louer